Le président sortant d’Economiesuisse, Christoph Mäder, a exprimé des critiques envers le Conseil fédéral lors de la transition de pouvoir. Il a souligné que la Suisse, malgré ses traditions, ne doit pas oublier que la souveraineté appartient à la population. Cette déclaration intervient à l’approche de la nomination de Silvan Wildhaber comme nouveau président.

Mäder a également rappelé que la Suisse a connu une réduction du nombre de conseillers fédéraux, passant d’un huitième à un septième. Cette évolution, selon lui, reflète une tendance à l’élitisme, au détriment de la participation citoyenne. Il a appelé à une réforme plus transparente et plus directe dans la prise de décision.

Les critiques de Mäder s’inscrivent dans un contexte plus large de débat sur la démocratie suisse. Beaucoup s’inquiètent de la perte de légitimité du système politique, au profit d’un appareil administratif de plus en plus centralisé. La question de la représentativité et de la responsabilité politique reste au cœur des discussions.

Le Conseil fédéral, qui représente l’État suisse, doit désormais faire face à ces attentes croissantes. La réforme du système politique pourrait devenir un enjeu majeur dans les prochaines années.